TEMOIGNAGES

 

 

 

Vous pouvez trouver ci-dessous divers documents lettres, rapports, reçus par l'AMESIP.

Les auteurs sont des partenaires, parrains, visiteurs, stagiaires, journalistes...

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(extraits)…J’ai visité ses programmes il y a un peu plus de trois ans, quelques mois après ma prise de fonctions. Je dois vous dire que j’ai été extrêmement impressionné par ce que j’ai vu !  Mes 25 années d’expérience dans le Développement m’ont amené à rencontrer de nombreuses associations et à passer dans de nombreux projets, principalement dédiés à des enfants ou à des femmes en situation difficile. J’ai été très admiratif devant la qualité des activités de l’AMESIP et la compétence de ses collaborateurs et collaboratrices. J’ai aussi été frappé par le niveau d’engagement de Touria Bouabid et la clarté de sa stratégie. Enfin, j’ai pu admirer les résultats obtenus avec des enfants des rues que, dans beaucoup de pays, on considère au mieux comme des dangers pour la société et, au pire, comme des êtres perdus. J’ai constaté que les actions menées, utilisant les capacités et la force de survie de ces enfants, loin de les victimiser leur offrait, au contraire, une reconnaissance pleine et entière. Je puis vous assurer que ce genre de réussite est suffisamment rare pour qu’on prenne la peine de la saluer…

Monsieur Gérard XAVIER – Délégué au Maroc de « Terre des Hommes » 

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 Ma femme et moi, nous avions décidé d’aller voir mon petit filleul. C’est donc avant tout pour faire sa connaissance que nous sommes allés à Rabat où nous avons séjourné du 5 au 12 juin. J’avais pris contact grâce à des mails avec Monsieur Clément qui participe à la gestion de tout ce qui concerne les activités de l’AMESIP . Nous sommes arrivés alors qu’il était surchargé de travail (essentiellement, je crois, pour la préparation du festival du cirque à la Kasbah des Gnaouas) . Cela ne l’a pas empêché de nous recevoir avec une grande amabilité et une grande gentillesse, n’hésitant pas à nous consacrer une demi-journée entière. Ce qu’il nous a montré a été pour moi comme une révélation : j’ai vu trois centres, très différents, mais tous propres, à l’évidence bien gérés mais surtout j’ai vu un personnel, éducateurs, psychologue, enseignants, de service, tous dévoués et heureux d’accomplir leur tâche. Je n’oublie surtout pas les enfants souriants, gentils, détendus malgré ce qu’ils ont vécu, qui, eux aussi, à leur manière, nous ont fait un accueil qu’il me sera impossible d’oublier. Bien entendu, j’ai eu un contact privilégié avec mon filleul que je suis retourné voir plusieurs fois et j’ai pu percevoir la véritable affection qu’il nourrissait pour son parrain. Tout cela m’a décidé à faire pour lui tout, je dis bien tout, ce qui pourra le faire devenir un adulte heureux. Je suis sûr que c’est le but poursuivi par l’AMESIP pour chaque enfant et c’est donc le mien pour mon filleul. 

Avant de terminer, je tiens à saluer et à remercier Madame Bouabid, la présidente dont l’investissement dans l’association est sans limites.

Je ne suis revenu à Brest qu’il y a quelques jours et déjà tout cela me manque. Je voudrais m’investir davantage car je me sens bien petit et égoïste à côté des adultes de l’AMESIP et bien trop favorisé à côté des enfants dont elle se charge.

 Que vivent longtemps les SHEMS’Y si bien nommés. (Note du webmaster : SHEMS'Y = Mon Soleil)

Madame Florence de HAAS est venue rendre visite à ses deux filleuls qu'elle parraine depuis trois ans par l'intermédiaire du Centre Français de Protection de l'Enfance. Elle a tenu, et nous l'en remercions vivement, à livrer son témoignage dans ce courrier qu'elle a adressé au CFPE. 

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Lors de ma première visite à Rabat en mai 1999, c’est l’incroyable qualité morale du projet de l’AMESIP, l’efficacité de son action et la tenue exemplaire de ses centres - où le plus infime don est valorisé aux yeux des enfants pour qu’ils se sentent soutenus et plus forts pour affronter leur future vie - qui a forgé ma conviction de m’engager sur le projet d’un centre social adossé à une école de cirque.

Cinq années de combat au Maroc et en France pour faire émerger et vivre le projet de Sidi Moussa  qui aujourd’hui permet à quatre jeunes marocains de suivre le cursus de formation supérieure de l’Académie Fratellini avec le statut d’apprentis associés et qui devient une destination de référence pour les échanges artistiques et pédagogiques dans le cadre d’un accord de coopération culturelle soutenu par le Service Culturel de l’Ambassade de France à Rabat...

Aujourd’hui, c’est avec espoir que nous regardons la génération montante des graines d’artistes voulant faire aussi bien sinon mieux que leurs aînés...

Cette abnégation sans relâche, ce sens de la transparence et cette haute rigueur morale que nous avons trouvés au sein de l’AMESIP et qui se trouvent incarnés par le dynamisme et le courage de sa Présidente, nous conduits tous les jours à nous dépasser pour tenter d’être à la hauteur des légitimes attentes de ces enfants qui par l’éducation ouverte sur le monde et l’estime de soi retrouvée seront parmi les bâtisseurs du Maroc de demain...

Depuis 1999, nous n’avons pas compté l’investissement financier consenti par notre institution dans le projet de Sidi Moussa ni les centaines d’heures d’expertise et de formation délivrées au sein de la première école de cirque marocaine tant la tâche est immense et le projet juste. Ce même projet pour lequel nous avons mis un point d’honneur à former des formateurs marocains et à accompagner l’AMESIP en tant que pilote marocain du projet...

Laurent GACHET (metteur n scène, concepteur de spectacles)

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 Le Centre de désintoxication de Ain Attiq à Témara, appelé aussi La Maison du nouveau départ, est un établissement de soins destiné à des enfants de la rue qui s’adonnaient à la consommation de la drogue et des psychotropes.

Inauguré le 25 février 2005, le Centre est considéré comme unique dans son genre au Maroc. Il dépend de l’Association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire (AMESIP) et propose, en plus de la désintoxication, une formation professionnelle.

Le Centre accueille des enfants de 8 à 17 ans et les encadre jusqu’à leur complète désintoxication. Ces jeunes, qu’on voit aujourd’hui au Centre absorbés dans des activités diverses mais positives, aux regards pleins d’espoir et de reconnaissance, reviennent vraiment de loin.

De prime abord, le Centre est élégant, propre et bien organisé. Apparemment tout est là pour la contribution à la réussite d’une des missions les plus nobles, celle consistant à délivrer des tourments des stupéfiants des enfants qui s’y sont adonnés à un âge précoce. La Maison du nouveau départ offre tous les services à ses bénéficiaires d’une manière gratuite, elle comporte des dortoirs où dorment les enfants, des classes d’éducation non formelle, des salles de lecture et de jeux et un terrain pour le sport. En effet, il a fallu un long processus pour réunir aujourd’hui ces 46 bénéficiaires des services du Centre.

L’AMESIP procède par plusieurs étapes. D’abord, des éducateurs en milieu ouvert (EMO) explorent de jour ou de nuit les rues des quartiers où sont repérés des enfants "errants". Les enfants approchés de la sorte sont alors engagés à venir dans l'un des centres de l’Association. On les encourage par les perspectives d'un avenir meilleur s'ils veulent bien accepter l'aide de l'Association et on les sensibilise aux dangers de rester dans la rue. Les familles sont aussi contactées après leur localisation. Cette première étape nécessite beaucoup de temps et un travail de longue haleine.

Etant dans la rue, ces enfants étaient coupés de leurs familles, mais grâce aux assistantes sociales du Centre, ils ont pu renouer le contact avec leurs parents. Il faut aussi noter que tous les enfants sont venus de leur plein gré suite à la communication et à la bienveillance des éducateurs. Le Centre de désintoxication dispose également d'un psychologue et d'une assistante sociale qui reçoivent ou visitent les enfants et les familles.

L’éducation est un facteur essentiel dans les centres de l’Association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire. Ainsi, au Centre de désintoxication de Ain Attiq, des cours d’arabe, de français, de mathématiques sont donnés. En plus, d’autres activités d’éveil et de socialisation sont présentes : histoire, sport, informatique, éducation manuelle et artistique, chant, musique, théâtre, éducation civique et religieuse, éducation sanitaire, entre autres.

Chaque semaine, les éducateurs en milieu ouvert, les éducateurs du Centre, avec le psychologue, l'assistante sociale, les professeurs et des membres du bureau de l'Association présentent le travail du Centre et délibèrent sur les observations et les mesures éventuelles à prendre concernant tel ou tel enfant, telle ou telle activité.

Dans chaque centre, de nombreuses activités ludiques et culturelles couronnent les activités des enfants : des spectacles sont organisés chaque mi-trimestre, de même, des rencontres avec des groupes étrangers (Belges, Français,…) qui partagent la vie des enfants pendant quelques semaines, des visites de sites touristiques et des participations des enfants des centres à des manifestations internationales concernant notamment le cirque, la francophonie et la photographie.
Pour ce qui est du sevrage et de la désintoxication, les enfants sont encadrés et suivis dans le cadre des activités d’éducation et de formation afin qu’ils se libèrent des effets des psychotropes qu’ils consommaient auparavant, et avec le soutien psychologique et l’aide sociale, des résultats positifs sont constatés. Des formations professionnelles existent à la maison du nouveau départ et permettent aux bénéficiaires d’assurer leur avenir. Grâce à la collaboration du Centre SHEMS’Y du quartier Sidi Moussa de Salé qui contient une école de cirque dans laquelle les enfants apprennent les métiers du cirque. D’autre part, une formation aux métiers du cheval est présente dans le Centre de Ain Atiq principalement comme maréchal-ferrant et ce, en coopération avec la SPANA.
Grâce aux cours de soutien et de remise à niveau, 1200 enfants ont été re-scolarisés après avoir quitté l'école grâce à de multiples efforts de proximité auprès des enfants, des familles, ce qui se traduit par l’intervention d'EMO s'exprimant en langue berbère. En somme, les centres de l’AMESIP font des efforts remarquables pour sauver des enfants sur le point de la dérive mais qui ne peuvent pas éradiquer totalement le phénomène des enfants toxicomanes à cause de son ampleur.


ZAKARYA MOUKINE BILLAH (www.liberation.press.ma)

 

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PRESS RELEASE

UNODC, City of Vienna and Austrian Government  present 2006 Civil Society Awards to anti-drug and crime-fighting NGOs

VIENNA, 29 November 2006 (UNODC) – Winners of the 2006 United Nations Vienna Civil Society Awards, which honour grassroots non-governmental organizations and individuals who have made outstanding contributions to the fight against drugs and crime, will receive their prizes in Vienna on Friday.  

Awarding the prizes will be Kuniko Ozaki, Director, Division for Treaty Affairs,  United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC), the Austrian Federal Minister of Justice Karin Gastinger and Michael Häupl, the Mayor of Vienna.

 The 2006 United Nations Vienna Civil Society Award winners are :

 Mr. Muraad Abdulkarim Saad from Kenya, a campaigner in the field of drug abuse and HIV/AIDS prevention.  His work with vulnerable populations, such as drug users, sex workers and trafficked women, has enabled thousands of people to have access to treatment and preventive services.

 Ms. Touraya Bouabid, President of the Association Marocaine d’Aide aux Enfants en Situation Précaire (AMESIP), Morocco. AMESIP cares for street children and children addicted to drugs.  It runs detoxification programmes, runs shelters and reintegrates children into the school system. 

Ms. Ana Maria Marañón from Bolivia, a campaigner for the protection of high-risk street children in the 8-12 age group.  Disabled herself, she has opened treatment and rehabilitation centres for children suffering from severe behavioural problems and addictions.

The award ceremony will take place at Vienna City Hall, Stadtsenatssitzungssaal, at 11.00 a.m.  on Friday, December 1.

Preeta Bannerjee

Public Information Officer, UNODC

preeta.bannerjee@unodc.org

 

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