NOS CENTRES

 

 

Tous les centres d'accueil de l'AMESIP ont des traits communs (I)...

...et des spécificités (II)

 I - Points communs

 

Dans chaque centre, des éducateurs en milieu ouvert (EMO) sillonnent de jour ou de nuit les rues des quartiers où sont repérés des enfants "errants".

Un travail d'approche commence pour, par la persuasion, engager ces enfants à rejoindre l'un de nos centres. L'accent est mis sur les dangers de la rue, les perspectives d'un avenir meilleur s'ils veulent bien accepter l'aide de l'association. Les familles sont aussi approchées, dès qu'elles ont pu être localisées.

Ce processus peut être très long.

Tout enfant non scolarisé mais en âge de l'être reçoit l'aide nécessaire pour s'inscrire à l'école, souvent après inscription à l'Etat Civil. Les fournitures scolaires lui sont fournies et un suivi scolaire et social par les équipes de l'AMESIP lui est assuré.

Certains enfants nécessitent une (re)mise à niveau scolaire qui peut prendre 1 à 3 ans au sein de l'un des centres d'accueil. Ils passent alors des tests et peuvent pour la plupart être (ré)intégrés dans les écoles du Ministère.

Les enfants qui ont été rescolarisés après remise à niveau de un ou deux ans viennent dans les centres pour les repas, les cour de soutien, faire leurs devoirs, apprendre leurs leçons, assistés de nos éducateurs.

Les autres reçoivent un enseignement diversifié en arabe (6 heures hebdomadaires) et en français (6 heures hebdomadaires). Les mathématiques sont enseignées en arabe et en français.

Il leur est aussi offert un certain nombre d’activités d’éveil et de socialisation : histoire, sport, informatique, éducation manuelle et artistique, chant, musique, théâtre, éducation civique et religieuse, éducation sanitaire, loisirs,...

Trois repas par jour leur sont assurés ainsi que l’habillement. 

En cas de problèmes de santé, des soins leur sont dispensés  et si nécessaire à leur famille en cas de maladie contagieuse (Gale, mycoses, tuberculose, ...)

Tous ces enfants vivaient dans la rue et n’avaient que des liens épisodiques avec leur famille. Depuis qu’ils fréquentent le centre, grâce au rôle des éducateurs et des enquêteuses sociales qui jouent le rôle de relais, ils ont renoué des liens familiaux normaux. Depuis le début, aucun enfant n’a été “amené” au centre. Tous y sont venus spontanément et continuent à y venir suite à l’approche positive, bienveillante et encourageante des éducateurs. Chaque centre dispose d'un psychologue et d'une assistante sociale qui reçoivent ou visitent les enfants et les familles.

Au cours d'une réunion hebdomadaire, toute l'équipe, composée des éducateurs en milieu ouvert (éducateurs en milieu ouvert), des éducateurs du centre, du psychologue, de l'assistante sociale, de professeurs, de membres du bureau de l'association présente son travail et délibère sur les observations et les mesures éventuelles à prendre concernant tel ou tel enfant, telle ou telle activité.

Nous avons pu réinsérer de nombreux enfants fugueurs au sein de leur famille avec un suivi de l’association. Des dortoirs avec une capacité d’accueil de 10 lits chacun existent à Youssoufia, Salé et Aïn Atig, dortoirs destinés à recevoir des enfants en attendant de pouvoir les réintégrer dans leur famille lorsque c'est possible. Dans chaque centre, de nombreuses activités ludiques et culturelles viennent meubler le quotidien :

Chaque mi trimestre, des spectacles sont organisés dans chaque centre.

De nombreuses rencontres ont lieu avec des groupes étrangers qui viennent partager la vie de nos enfants pendant quelques semaines (Belges, Français,…). Visites nombreuses de sites historiques ou touristiques

Participation à des activités culturelles aux côtés d'autres organismes : Francophonie, Institut Français, écoles du réseau de l'AEFE.

Participation d'une délégation de 15 enfants au premier sommet des Enfants Francophones

15 enfants ont été invités pendant un mois et demi à une manifestation culturelle et touristique en Normandie et à Paris, sur invitation d'une association française (La Source) dans le cadre de l'année du Maroc.

Un groupe d’enfants de l’Ecole du Cirque est allé effectuer un stage à l’Ecole des Arts de la Piste Annie Fratellini à Paris et a participé à un spectacle (2002).

Une association strasbourgeoise de réinsertion par le sport (22 jeunes "ex délinquants") a été reçue par le centre Moulay Ismaïl pour réaliser un "parcours de santé" dans la forêt jouxtant le centre. (les jeunes concernés participaient à un programme de "retour aux sources" -s'agissant en majorité de Maghrébins-)

En 2003, les enfants du labo photos sont allés présenter leurs travaux au cours d’une exposition à Namur (Belgique) sur invitation de l’Association Wallonie-Bruxelles

Un groupe d’enfants est allé à Paris participer au forum accompagnant les Championnats du Monde d’Athlétisme à Paris.

Un autre groupe est allé présenter un numéro de cirque à Paris dans le cadre de l’Assemblée Générale des mécènes du « Centre Français de Protection de l’Enfance »

Onze enfants du groupe « cirque » ont participé à Paris du 16 au 19 novembre 2003 à la rencontre -organisée par l’Académie Annie Fratellini- d’écoles du cirque pour enfants en situation précaire de Colombie, du Brésil, de France…

En 2004, plusieurs groupes d'enfants sont allés participer à des spectacles en France.

 L'A.M.E.S.I.P. procède à des distributions de cartables garnis, assure des cours de soutien ou de remise à niveau. (1200 d'enfants ont été re scolarisés après avoir quitté l'école grâce à un gros effort de proximité auprès des enfants, des familles, grâce aussi à l'implication d'EMO s'exprimant en langue berbère! fin 2003)

II - Spécificités

 1 - Centre SHEMS'Y de Salé Moulay Ismaïl

Il dispose d'une unité préscolaire (50 enfants de 3 à 6 ans)

2 - Centre SHEMS'Y de Rabat Youssoufia

Il est doté d'un laboratoire photo, les enfants sont initiés à la prise de vue, le développement noir et blanc... (voir page formation)

Il dispose d'une unité préscolaire (50 enfants de 3 à 6 ans)

3 - Centre SHEMS'Y de Salé Sidi Moussa

Il dispose d'une école du cirque (voir page formation)
Il dispose d'une unité préscolaire (50 enfants de 3 à 6 ans)

4 - Centre SHEMS'Y de Salé Hay N'Byat

Il est équipé d'un centre omnisports et d'un camion bibliothèque

5 - Centre SHEMS'Y de Aïn Atig

Il est réservé aux enfants qui ont commencé à s'adonner à diverses sortes de drogues et psychotropes. Les enfants soignés et désintoxiqués rejoindront plus tard les autres centres d'accueil.

Ce centre assure aussi des formations axées sur les métiers du cheval...

6 - Centre autonome d'Agadir

Le cas d'Agadir est particulier, notre idée d'y intervenir est venue des mêmes constatations que l'enquête sur Rabat avait apportées mais aussi du constat d'un développement pernicieux d'une forme de tourisme sexuel de tendance pédophile.

Depuis 1998, une équipe d'éducateurs en milieu ouvert a commencé un travail, dans la rue, auprès d'enfants en situation précaire.

Il s'agissait au départ d'une "école dans la rue" qui a touché  257 enfants. Les éducateurs en milieu ouvert les rassemblaient dans un parc, leur assuraient l'hygiène et les soins, un soutien psychologique, des repas, de l'habillement, des activités éducatives, ludiques et sportives, les sensibilisaient en permanence aux dangers de la rue.

Actuellement, cette structure est en "stand by", faute d'avoir pu trouver un local...

Devant les difficultés administratives pour obtenir l'ouverture d'un centre fixe -qui existe-, l'activité de l'AMESIP-Agadir est momentanément mise "en sommeil",

 7 - Centre Atfalouna Marrakech

L'Association ATFALOUNA (France) a, dès 2000, en collaboration avec l'AMESIP et divers organismes, étudié le problème des enfant en situation précaire à Marrakech.

Les résultats ont montré que le problème était aigu et qu'une forme particulièrement grave d'exploitation des enfants "fragiles" sévissait : le tourisme sexuel à tendance pédophile.

 

  Elle a décidé de "monter" en partenariat avec l'AMESIP une antenne : Atfalouna-Marrakech.

 

     

Cliquer sur la photo pour l'agrandir

Quelques enfants d'"ATFALOUNA" - Marrakech

 

Des éducateurs de l'association sont venus en stage à l'AMESIP, des éducateurs de l'AMESIP sont allés à Marrakech.

Des enfants Marrakchis sont venus effectuer des séjours dans les centres de l'AMESIP qui apporte des aides multiples dans la mesure de ses possibilités : vêtements, aide aux relations avec les autorités locales (recherche d'un local)

Aujourd'hui (2004), 59 fillettes et 67 garçons sont pris en charge par Atfalouna Marrakech. L'association dispose maintenant de deux locaux (2007).

 

A partir de fin 2005, ce centre a été intégré à l'AMESIP et a pris la dénomination "SHEMS'Y-Marrakech"

 8 - Centre SHEMS'Y - Sidi Moumen (Casablanca)

Il a ouvert ses portes en septembre 2007 au sein du complexe de la Fondation Oum Kelthoum.

Il est doté d'une unité préscolaire.